vendredi 22 novembre 2013

Manifeste d'un ancien activiste

Mercredi soir j’assistais à un événement bien spécial; le lancement de la version française du manifeste de Tom Liacas, sous le titre :  E-réputation : manifeste d’un ancien activiste. Comment gérer efficacement les crises dans l’univers complexe des médias sociaux.

Étant moi-même un consultant, notamment en gestion des réputations, un adepte de la gestion de crise et très curieux des nouvelles réalités communicationnelles relatives aux médias sociaux, c’était une soirée taillée sur mesure pour moi.

Pour ce qui est de l’auteur, nous sommes en présence d’un personnage fascinant. Lui-même activiste dans ses jeunes années, il réalisa un jour que les conflits et la confrontation ne font souvent que braquer l’opposant (souvent la grosse entreprise privée) dans une logique dialectique de confrontation. Comment alors faire évoluer la pensée, changer les pratiques et améliorer les comportements des entreprises ? Tom a alors décidé de changer d’approche. En offrant ses conseils et en accompagnant les entreprises qui sont profondément et réellement sensibles au fait qu’elles doivent changer leurs façons de faire quand vient le temps de penser le développement des affaires.

En ce qui concerne le manifeste, celui-ci est d’une grande simplicité au niveau des concepts. Nous avons cinq grands principes pour survivre dans l’univers des médias sociaux et cinq autres pour réussir. Ces dix commandements que nous offre Liacas peuvent sembler simplistes, mais ils sont tout de même fondamentaux. Des principes comme « Acceptez que vous ne contrôlez plus le message » et « N’hésitez pas à alimenter vos réseaux, vos parties prenantes et même vos opposants en informations ». Pour en savoir plus : http://socialdisruptions.com/fr/

Pour ma part, je fais mes premiers pas à titre de consultant en relations publiques et mercredi dernier était une autre de ces soirées où je me disais que j’étais vraiment à ma place. En lien avec autant de ressources de la sphère privée, j’ai réalisé que j’avais moi aussi changé mon approche depuis quelques temps pour faire du Québec un monde meilleur.

jeudi 14 novembre 2013

Et si on écoutait mes conversations téléphoniques...

J’ai une drôle de confession à vous faire en ce beau jeudi. En écoutant la Commission Charbonneau et les appels téléphoniques de l’ancien directeur générale de la FTQ-Construction, j’ai comme eu un malaise. Et si c’était mes appels téléphoniques qu’on écoutait.  J’ai eu le même malaise en lisant les anciens propos Facebook de Tania Longpré, la candidate du PQ dans la complémentaire de Viau. Et si c’était mes statuts Facebook qu’on sortait de leur contexte pour me mettre dans l’embarra.

La réalité, c’est que je n’ai pas de tenu des propos trop controversés sur les réseaux sociaux pour la seule et unique raison que j’ai eu la chance de vivre ma jeunesse à une époque où Facebook, Twitter et les textos  n’existaient pas. Quand je critiquais mon très cher PQ d’amour et que je faisais mes montées de lait sur différents sujets d’actualité, c’était autour d’une bière dans un bar ou dans le salon d’un de mes amis. Je vous le dis candidement, une chance que certaines de mes paroles se sont envolées, car ces dernières aurait pu être des écrits assez embarrassants pour certaines personnes en commençant par moi-même.

Cependant, à l’ère de l’espionnage politique, je repense à certains de mes appels téléphoniques. Pas que j’ai  fait des choses illégales. Je suis fier de mon éthique politique. Seulement, certains appels ne furent pas très élégants. Je me suis alors mis à imaginer que j’étais  assis dans une salle et que des commissaires, qui n’ont aucune idée des dessous de la joute politique, me regardaient en écoutant certaines de mes anciennes conversations. Je vous le jure, j’ai vraiment eu un malaise, car je sais que les discussions de stratégie et tactique politique ne constitueront jamais la base des discours les plus inspirants. Cependant, je sais aussi que les deux sont le yin et le yang pouvant mener à une victoire.

Ce malaise fut confirmé quand, la semaine dernière, alors que j’étais chez ma mère, j’ai pris un appel que j’attendais en lien avec une information que je voulais vérifier. Je suis demeuré dans la cuisine avec ma mère tout le long de la conversation. Aussitôt après avoir raccroché, ma mère m’a alors demandé comment je me sentirais si je devais faire une écoute publique de mon appel. Je ne savais pas trop quoi dire.

Je profite donc de ce blogue pour dire à ma mère et ceux et celles qui m’aiment que je suis et demeure un idéaliste et un humaniste et ce, même quand je dois rotoculter le fumier politique. On ne peut pas se contenter de vivre que dans les idées, les nuages et les concepts quand on veut changer le monde. Il faut parfois mettre des bottes à cuisse et accepter de marcher dans la boue. Si un jour vous voyez mes bottes, avant de juger leur hygiène, n’oubliez jamais que je porte aussi, et plus souvent qu’autrement, des souliers qui ont beaucoup voyagé…

samedi 9 novembre 2013

Nouvelles d'Outremont

Ironique la vie. Alors que je suis un des rares analystes politiques à avoir maintenu que nous n’irions pas en élection générale au Québec avant les fêtes, je me retrouve à devoir aller voter le 9 décembre prochain dans le cadre d’une élection complémentaire dans ma circonscription, celle d’Outremont.

Avec Thomas Mulcair comme député fédéral et chef du NPD, nous nous retrouverons, après l’élection de Philippe Couillard, avec un autre chef dans la circonscription. Deux anciens collègues du cabinet de Jean Charest seront donc députés de cette magnifique circonscription. Je ne pavoise pas tant que ça. Nous aurons deux chefs, mais ce seront des chefs d’opposition.

Je cède la victoire à Philippe Couillard car il n’y aura pas de candidat du Parti Québécois ni de la Coalition Avenir Québec. Une courtoisie que je respecte au plus haut point, mais qui me place dans l’embarra par rapport à mon comportement d’électeur, moi qui ne veut pas voter pour le chef du Parti Libéral. J’ai comme un petit problème avec le monsieur.

Voyez-vous, M. Couillard, alors qu’il n’est pas encore élu dans Outremont, annonce déjà qu’il sera candidat dans Roberval pour la générale. Ainsi, après Mont-Royal en 2003 et Jean-Talon en 2007 et 2008, ce dernier est aujourd’hui candidat dans Outremont et prévoit l’être dans Roberval en 2014.

Se faire élire député n’est pas un mal nécessaire pour devenir ministre, chef d’opposition ou premier ministre. C’est prendre de haut le fondement démocratique de notre parlement, le rôle du député et l’importante relation entre l’élu et le citoyen que d’agir comme M. Couillard le fait depuis qu’il est en politique.

Sommes-nous étonnés d’un tel comportement venant d’un homme qui, avec ses diplômes de médecine du Québec sous le bras, est allé pratiquer en Arabie saoudite ? Poser la question, c’est y répondre.

jeudi 7 novembre 2013

Merci Louise !

Richard Bergeron et Louise Harel ont fait leurs adieux politiques cette semaine. Triste nouvelle. Nous perdons deux personnes intègres, tournées vers le bien commun et possédant un sens de l’engagement dénudé de tout intérêt personnel. Des idéalistes chacun à leur manière. Même si nous savons qu’une belle relève se pointe à l’horizon, il est important de prendre la mesure de la page qui se tourne cette semaine.

Personnellement, j’ai eu l’occasion de côtoyer Louise Harel quand j’étais député de 2003 à 2007. Alors que je faisais de la politique comme on joue au Hockey, que je donnais mon 110%, que je travaillais fort dans les coins et que je ne disais jamais non à un combat, cette femme fantastique me fit prendre conscience que la politique relevait beaucoup plus du jeu d’échec que du hockey.

C’est avec Louise que j’ai appris comment faire de la politique à l’intérieur de l’Assemblée. Comment utiliser le temps des commissions parlementaires et des débats de toutes sortes pour positionner un message et une idée sans oublier de faire compromettre nos adversaires sur différents sujets. Comment tirer le maximum d’un dossier perdu d’avance pour positionner des messages et des idées qui seront si importants dans le dossier qui se pointera le bout du nez quelques mois plus tard. Comment éviter de sortir du jeu trop rapidement un acteur qui pourrait nous être utile plus tard. Comment éviter de tomber dans le piège d’une attaque facile qui déstabiliserait notre défense. Et tellement d’autres choses…

J’ai ainsi accumulé 20 ans de sagesse en côtoyant Louise Harel pendant quatre petites années. C’est certainement ce qu’elle a apporté à tous ceux et celles qui ont eu la chance d`être à ses côtés à Montréal ces dernières années. Ainsi, si nous avons une belle relève, c’est aussi parce que ceux et celles qui étaient là hier, ont outillé adéquatement ceux et celles qui seront là demain.


Merci Louise !

dimanche 3 novembre 2013

Movember, pas pour moi.

J’ai toujours eu un malaise avec Movember. Vous savez, l’événement annuel du mois de novembre où les hommes se laissent pousser la moustache pour sensibiliser l’opinion publique sur les maladies masculines comme le cancer de la prostate.

Premièrement, j’ai toujours vu ce mouvement comme une réponse jalouse et revancharde au mois d’octobre tout en rose dédié au cancer du sein. C’est comme si les hommes répondaient aux femmes en leur disant, nous aussi, nous avons des maladies spécifiques.

Deuxièmement, je ne crois pas que les hommes aient besoin d’une telle opération pour sensibiliser les grandes compagnies pharmaceutiques sur les maladies masculines. Le pouvoir d’achat et la richesse étant encore entre les mains des hommes, vous pouvez être certains qu’aucune maladie d’homme ne restera sans recherche. On ne peut pas en dire autant pour les maladies qui touchent spécifiquement les femmes.

Troisièmement, et d’un point de vue un peu plus personnel, je préfère garder mon visage imberbe. J’ai toujours ainsi le plaisir de donner des bisous et d’avoir de très bons commentaires des personnes qui les reçoivent.

Ceci dit, je ne juge en aucun temps les gens qui participent au Movember. Je sais que nous devons être solidaires devant toutes les personnes qui sont atteintes de cancer et ce, peu importe le sexe ou le cancer. Tout de même, je me permets de proposer mes services tout le mois de novembre pour aller embrasser vos femmes.