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jeudi 9 août 2012

L’autobus du show-business


Et si on parlait autobus. Pas l’autobus de campagne qui transporte le chef et ses collaborateurs, mais bien l’autobus-média qui l’accompagne. Il faut savoir que tout ceci n’est pas gratuit. Chaque place des journalistes se paye. Ces derniers ne sont donc pas promenés sur le bras du parti. On essaie tout de même de répondre aux moindres caprices des divas des médias. Ne pas commencer trop tôt, ne pas finir trop tard, ne pas s’arrêter dans des hôtels et des restaurants trop miteux…

Il est à noter que pour assurer plus d’impartialité et éviter un certain syndrome de Stockholm, les journalistes changent d’autobus à la mi-campagne. Ainsi, ceux qui étaient avec un parti se retrouvent immanquablement avec un autre.

Quand on est en présence d’un journaliste qui se pense plus gros que la campagne électorale elle-même et qui éclipse les nouvelles du jour avec sa propre analyse d’un fait divers, on est bien heureux de le voir partir. À l’inverse, quand on voit un journaliste faire une job de bras à nos opposants et qu’on sait qu’il viendra nous rejoindre pour la fin de la campagne, on sait que les derniers jours seront difficiles.


lundi 19 mars 2012

Malaise en Malaisie


Pourquoi pas une petite anecdote pour ce petit lundi matin.

Par un beau vendredi soir, mon ado de fille a invité 4 amis à souper et coucher à la maison.  Une belle petite gang allumée et enjouée. J’ai cependant remarqué que le mot « malaise » était très populaire chez ce groupe de jeunes. Je pense qu’ils ont dû prononcer ce mot toutes les minutes tout au long du souper. Les discussions allaient toujours comme suit : Bla-bla-bla… hi hi hi… oups… MALAISE…   hi hi hi… bla-bla-bla.

Ce mot revenait tellement souvent qu’à un moment j’ai dit « Y’a tellement de malaise ici, qu’on se croirait en Malaisie. » Vous auriez dû voir le super méga malaise que j’ai généré avec cette mauvaise blague digne de Guy Mongrain.  Ma fille voulait se cacher sous la table, les autres ont observé une minute de silence avant de laisser entendre des petits rires nerveux et moi… eh bien, j’ai compris que je devrais mettre une croix sur une future carrière d’humoriste.

Depuis ce temps, ma plus jeune, pour tourner le fer dans la plaie j’imagine, préfère dire Malaisie plutôt que malaise quand les événements s’y prêtent. Merci…

Il n’en fallait pas plus pour que me chante « Malaise » de Yelo Molo.