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vendredi 27 septembre 2013

La cigale et la fourmi

Je suis en troisième année et je dois apprendre par cœur « La cigale et la fourmi ». -Encore aujourd’hui, je peux réciter facilement ce poème.-  Je dois aussi expliquer dans un de mes devoirs ce que l’auteur veut nous apprendre. Je demande donc à ma mère quelle est la morale de cette fable. Je me souviendrai toujours de sa réponse. Elle me dit « de La fontaine n’a jamais compris à quel point les cigales sont tout aussi importantes que les fourmis dans la vie ». Plus tard, je comprendrai qu’elle ne me parlait pas du rôle des insectes dans le règne animal.

Je vous raconte cette anecdote parce que ce sont les Journées de la culture ce weekend. Des journées vouées à nos cigales nationales. Depuis des années, je me fais un devoir d’y participer et d’y apporter mes enfants. Je ne sais pas si je dois établir un lien, mais mes deux filles sont maintenant en option théâtre au secondaire. Elles y apprennent la science de la fourmi et l’art de la cigale - et vice versa.

Pour ma part, je ne suis qu’une fourmi avec des rêves de cigale. La musique que j’écoute inspire mon travail. Les films et les téléromans font baisser mon stress. Les tableaux et photographies agrémentent les murs de ma maison. Les pièces de théâtre que je vais voir constituent des moments privilégiés où je prends du temps pour moi. Et la danse, ah la danse… À chaque fois que je regarde un danseur, je réalise avec humilité à quel point la discipline nous rapproche d’une certaine perfection.

Alors chaque année, quand la cigale vient cogner à ma porte, je me fais un plaisir de lui ouvrir, car je sais que sans elle, ma vie de fourmi serait bien triste.  Bonne fin de semaine à tous !

samedi 6 octobre 2012

La dolce vita


Je prends mon café ce matin. Je ne suis pas au Tim Horton de St-Eustache, je suis à Rome au Caffe di Sant’Eustachi, je bois le précieux nectar dans une tasse aussi petite que celles qu’avait ma sœur pour ses poupées. J’ai pourtant demandé un Americano. Deux « sippées » plus loin, je m’assure de garder la serviette de papier en souvenir. Les armoiries des cafés se retrouvent toujours sur ces petits essuie-doigts.

Je m’installe sur la terrasse de ce petit café où l’ambiance folle, la joie de vivre, l’extravagance des émotions et la cohue se mélangeaient à merveille. À l’extérieur, malgré le tourbillon touristique, l’Italie impose son rythme. Le petit quatuor de musiciens y est pour beaucoup. Je profite même de ce moment de douceur pour sustenter ma dent sucrée avec una dolce.


vendredi 5 octobre 2012

Le Brésil acoustique


Pourquoi certaines mélodies réussissent à ce point à être empreintes d’autant de chaleur? On peut, juste en se fermant les yeux, ressentir l’humidité de la forêt amazonienne. Cette chaleur doit venir de la voix. Ça ne peut pas venir d’ailleurs, il faut que ce soit la voix. Et quand on se laisse totalement aller, on y entend même la faune au travers des instruments.

Je suis donc au Brésil aujourd’hui. Avec un extrait musical aussi calme et planant, je suis visiblement (audiblement) loin de Rio et de son carnaval. Je n’y suis jamais allé, mais je rêve de voir de mes propres yeux la fameuse statue du Christ rédempteur. En attendant, tout comme Daniel Lavoie, je me chante « Je n’ai jamais vu Rio. Je ne voyage qu’en mappe monde ».


jeudi 4 octobre 2012

Les rois Gypsies


J’adore la musique tsigane. J’aime aussi ma Tiguan, mais ça, c’est une autre histoire (Das andere Geschichte). Je parle de Tsigans, je pourrais parler de Gitans, de Romanichels, de Manouches ou de Bohémiens. Pour ne pas éveiller les susceptibilités culturelles de tout un chacun, je me contenterai de parler de musique. De ce côté,  je dirai simplement que ces gens ont une affection pour les instruments à cordes qui est manifeste.

Avec leurs rythmes saccadés, une guitare inspirée et une voix puissante, il est difficile de ne pas taper du pied. Ces Gypsies sont les rois des fêtes foraines. Avec leur mélodie heureuse digne des plus grands chapiteaux du monde, difficile de croire que ces peuples sont malheureusement des éternels laissés pour compte. Les plus amusants sont trop souvent les plus tristes.


mercredi 3 octobre 2012

Un tour en tapis volant


Pourquoi pas un petit tour en Asie. Pas l’Asie américanisée de Spy (Gangnam Style), mais bien celle qui s’offre une musique enracinée bien que moderne. D’ailleurs, quand je parle d’Asie, je devrais être plus spécifique car le Japon, la Chine, l’Inde et l’Indonésie n’ont pas les mêmes sonorités. Je vous parle donc spécifiquement des rythmes indo-pakistanais.

Pour moi, cette musique respire l’encens, les parfums de thé et les effluves de chicha. Pas besoin d’opium pour flotter au son de certaines de ces mélodies. Encore une fois, les voix y sont omniprésentes sans que ce soit pour autant dans la parole. Comme si la gorge devenait elle-même un instrument nous proposant des harmonies particulières.


mardi 2 octobre 2012

Du côté de Carthage


Je poursuis aujourd’hui mes papiers sur la Semaine québécoise des rencontres interculturelles avec la Tunisie. J’ai un "beau-frère par ex-alliance" qui est Tunisien. Francophone et francophile, amoureux du Québec (et d’une Québécoise), instruit et sympathique, ce Tunisien d’origine m’a fait découvrir son pays et sa culture au long de nos discussions. À tout jamais il demeurera profondément Tunisien. Sa passion pour son peuple et son histoire de dément pas.

Et dire que je ne connaissais de la Tunisie que le site du tournage de Star Wars, Ben Ali et la harissa. J’en connais un peu plus maintenant (tellement trop peu) et je peux affirmer que j’aime découvrir ce peuple.

Côté musique, la Tunisie possède une influence arabe indéniable. Le lyrisme de la voie, les percussions dramatiques et le fameux mezoued nous transpercent et nous transportent. 


lundi 1 octobre 2012

Semaine Putumayo


C’est la Semaine québécoise des rencontres interculturelles du 1er au 7 octobre prochain. J’ai donc décidé de vous faire partager la musique de différents continents. J’ai une section World sur mon iPod. Essentiellement composée de musiques et chanson issues de la collection Putumayo, cette section m’aide à m’imbiber des diverses cultures de cette terre que nous aimons tant.

La chance avec Montréal, c’est que plusieurs cultures habitent ici à nos côtés. Il est toujours enrichissant de s’ouvrir aux autres et tenter de faire dépasser nos relations interculturelles le stade d’un échange de rythme et d’épices. Les individus méritent eux aussi d’être découverts. D’ailleurs, la semaine des relations interculturelles devrait tout simplement porter le nom de semaine des êtres humains.

Musicalement, je commence fort avec l’Afrique, car j’adore les rythmes de ce continent. Les percussions et les chorales y sont tellement présentes. Un délice pour l’oreille et de la couleur dans nos vies à teint pâle.