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samedi 5 janvier 2013

Soy un perdedor


« À l'époque des chimpanzés j'étais un singe avec du butane dans les veines et des yeux en plastique. Autour de moi y’avait des légumes peinturés artificiellement et de la bouffe à chien stocké à côté des bas collants en pain de viande.  J’éteins mes phares, je me mets au neutre. Une stock-car est en feu avec le perdant et son cruise-control. Ma copine est à Reno avec la vitamine D. Elle possède deux divans. Je dormirai sur la causeuse.

On me dit que je suis fou de me plaindre à propos d’un mariage instantané et une tache sur ma chemise. Ne croyez pas tout ce que vous respirez. Vous aurez un ticket de parking et une larve sur votre manche. Alors rasez-vous dans le noir avec une massue en protégeant tous vos coupons de nourriture et incendiant le parc de roulottes. »

Cette divagation n’est pas le résultat de mon dernier rêve, mais simplement une traduction libre du premier couplet de la chanson Loser de Beck. Avouons que c’est original comme propos.


mardi 25 décembre 2012

Lettre à Dieu


Cher Dieu. J’espère que vous recevrez ma lettre et vous prie d’améliorer les choses ici. Un des problèmes est que toutes les personnes que vous avez créées à votre image ne reçoivent pas assez à manger. Nous savons tous qu’il existe une famine ambiante, mais rien ne semble se régler.  Un petit coup de pouce de votre part serait apprécié.

Cher Dieu. Désolé de vous déranger mais, je pense que sais pourquoi vous ne pouvez pas vous occuper de la famine. Je crois que vous êtes trop occupé à gérer toutes les guerres que nous avons ici. Le problème c’est que toutes les personnes que vous avez créées à votre image se combattent dans la rue parce qu’ils ne peuvent  se faire une opinion claire à votre propos.

Cher Dieu. Avant qu’une majorité de personne commence à croire que vous êtes le problème plus que la solution, faudrait livrer la marchandise. Vous avez déjà essayé l’inondation totale et je ne crois pas que vous devriez tenter cette expérience de nouveau. Un peu d’innovation serait apprécié. En attendant que  vous fassiez votre part, certains ici essaient d’en faire un bout. Je doute cependant que ce soit suffisant.


mercredi 21 novembre 2012

Traduction


« Avez-vous déjà désiré une chose au point que celle-ci envahisse votre corps et votre esprit à longueur de jour et de nuit jusqu’au moment où vous l’obteniez enfin pour réalisiez finalement que ce n’est pas vraiment ce que vous souhaitiez.  Aussitôt, votre même petit esprit maladif se rattache à quelque chose (ou quelqu’un) de nouveau, et la foutue histoire recommence encore.

Pour ma part, même si je comprends bien les symptômes, je ne peux trouver la cause. Dieu serait-il à ce point cruel pour nous donner des émotions que jamais nous ne pourrons combler.

Aujourd’hui, tous mes sens sont tournés vers toi, et un jour tu seras avec moi. Mais quand tu mettras finalement tes bras autour de mon coup, je regarderai par-dessus ton épaule pour trouver quelque chose de nouveau.

Parce que je n’ai jamais trouvé la paix sur les seins d’une femme, jamais trouvé la paix dans les religions du monde, jamais trouvé la paix au fond d’un verre. Quelques fois je crois que plus je demande et moins je reçois. Je crois alors que la seule libération est celle qui nous libère des émotions du cœur, et que le seul vrai bonheur se trouve dans cette voie. »


samedi 13 octobre 2012

Quand la musique répare


Ça fait longtemps que j’ai le goût de vous offrir ma traduction libre de « Fix You » de Coldplay. Les paroles sont tout simplement trop fortes. La musique est elle aussi assez puissante.

"Lorsque tu donnes le meilleur de toi-même, mais que tu ne réussis pas. Lorsque tu obtiens ce que tu veux, mais pas ce dont tu as besoin. Lorsque tu te sens épuisé, mais que tu ne trouves pas le sommeil. Que tu recules au lien d’avancer.

Lorsque les larmes viennent ruisseler le long de ton visage. Lorsque tu perds quelque chose que tu ne peux remplacer. Lorsque tu aimes quelqu'un, mais que tout s’emmêle. Est-ce que ça pourrait être pire ?

Les lumières te guideront jusqu'à la maison. Et enflammeront tes os. Et j'essaierai de te réparer."




vendredi 13 juillet 2012

L'ambiance de la canicule


« Un morceau d'herbe à la bouche tout en descendant la route. Dis-moi, combien de temps vas-tu rester ici, Joe? Certaines personnes disent que la ville n’est pas belle sous la neige, mais tu t’en fous, je sais. L’autoroute Ventura sous le soleil, lorsque les jours sont plus longs et les nuits plus fortes que le clair de lune. Tu vas partir, je sais. Parce qu’un vent de liberté souffle dans tes cheveux… »

Ceci est ma traduction de la chanson de America « Ventura Highway ». Si ça ce n’est pas une chanson d’été, de soleil et de chaleur, aucune ne le sera. Une ambiance chaude, relaxe et enveloppante transpire totalement dans cette mélodie. De plus, comme je me surnomme Joe, j’ai le sentiment qu’on me parle quand j’écoute la chanson.

Je vous l’offre pour que vous puissiez bercer votre chaud vendredi (13) de juillet. Avec un bon vin blanc frais, ça devrait vous faire passer une belle soirée.



mercredi 27 juin 2012

Je t'aime moi non plus


J’écoutais REM l’autre jour. (The One I Love) Cette chanson n’a pas pris une ride depuis sa sortie en 1987. Une belle chanson dédiée à celle qu’il aime. C’est du moins ce que je croyais jusqu’au moment où je me suis arrêté attentivement au texte. Pas trop amoureux le monsieur quand on regarde bien. Ça ressemble plus à une chanson sur l’amour en série et le « consommer jeter ».

Celle-ci est pour celle que j’aime
Celle-ci est pour celle que j’ai laissée derrière
Un simple accessoire pour occuper mon temps
Celle-ci est pour celle que j’aime

Feu (elle descend toute seule maintenant, descend toute seule)
Feu (elle descend toute seule maintenant, descend toute seule)

(dernière répétition du couplet)
Celle-ci est pour celle que j’aime
Celle-ci est pour celle que j’ai laissée derrière
Un autre accessoire pour occuper mon temps
Celle-ci est pour celle que j’aime.


vendredi 25 mai 2012

Vendredi bien en vie


« Vous pouvez constater par la façon dont je marche que je suis un homme à femmes. Pas le temps de parler. » Voici ma traduction libre de la première phrase de Staying Alive, la chanson phare de l’époque disco. Avouons que la voix aigüe du chanteur ne colle pas vraiment avec l’aspect macho du propos.

Je vous parle de cette chanson parce que le 20 mai dernier mourait Robin Gibb, le chanteur des Bee Gees. Les frères Gibb ont fait danser plusieurs générations avec leur disco et nous pouvons facilement parier que plusieurs autres générations danseront aussi.

Comme c’est vendredi et qu’il faut décrocher de la semaine et de tout ce qui est sombre, je vous propose Staying Alive. C’est une chanson plein de soleil et de bonheur en plus d’être un encouragement à ceux et celles qui se dressent devant l’injustice depuis plus de 100 jours.

Du Chardonnay, du disco et une casserole. Une belle soirée nous attend amis survivants !


lundi 14 mai 2012

Déjà 100 textes


C’est ma centième publication sur ce blogue ! So far so good ! Mon but est d’écrire un texte par jour pendant une année complète. Je réaliserai donc mon défi la veille de mon 42e anniversaire de naissance, le 6 février 2013. Pourquoi je m’impose une telle discipline ? Pour mon 100e texte, je vais tenter de donner une explication.

Après avoir tourné la page sur mon implication politique, j’ai passé près d’une année à l’extérieur de tous les réseaux sociaux. Ce moment était important car je voulais faire une réelle distinction entre le porte-parole que j’étais et le citoyen que je suis. Aujourd’hui, je parle de choses tantôt anodines et tantôt anecdotiques. Il est important pour moi de bien établir le genre d’observateur que je suis maintenant. Fixer clairement que je ne ressens nullement le besoin de me relancer dans une arène où pour moi les vertiges sont aussi grands que les enjeux.

Donc, depuis le 7 février dernier, « j’écoute la musique, je fais tourner mes disques. Je m’enferme du monde extérieur jusqu’à ce que l’inspiration me vienne. Peu importe ce qui se passe sur terre, je sens mon cœur battre au rythme de ma chanson préférée. Je ferme mes yeux en écoutant la musique. Je ne veux pas voir tomber une autre génération.  Peut-être que je me réfugie dans le noir, peut-être que je suis à genoux, peut-être que je suis dans l'intervalle entre deux trapèzes, mais mon cœur bat et mon pouls s'accélère et des cathédrales s’érigent dans mon cœur. »


lundi 16 avril 2012

Traduction


J’aime bien m’arrêter et écouter les paroles des chansons. Certains textes sont vraiment inspirants. Mes filles commencent d’ailleurs à me demander ce que certains passages de leurs chansons préférées signifient. Je suis le traducteur officiel de la maison. Comme elles écoutent de la musique populaire, elles sont souvent déçues de ce que le chanteur raconte. Comme elles écoutent aussi du hip-hop, elles sont souvent étonnées d’entendre autant d’insanités.

Je vous proposerai donc des traductions de chansons parfois inspirantes, parfois insignifiantes, mais j’espère toujours intéressantes. J’ajoute ainsi un autre thème récurrent, celui de « traduction ».

Ma traduction du jour, un texte fort inspirant de Matt Johnson de The The que j’écoutais quand j’étais au secondaire. Dans la chanson « Heartland » on y parle de la Grande-Bretagne  des années 80 qui s’américanise. Quand on s’arrête aux paroles, il est facile de penser au Canada actuel. En voici quelques passages.

« Voici le pays où rien ne change. Le pays des bus rouges et des bébés au sang bleu. C'est l'endroit, où les retraités sont violés et les personnes coupées de l’aide sociale. Laissez les pauvres boire le lait tandis que les riches mangent le miel. Laissez les clochards compter leurs bénédictions, alors que les riches comptent l'argent. » 

« Tellement de gens ne peuvent pas exprimer ce qu'elles ont en tête. Personne ne les connaît et personne ne les connaîtra jamais, jusqu'à ce que leurs dos soient brisés et leurs rêves volés et qu’ils ne peuvent obtenir ce qu'ils veulent, alors ils seront furieux.Eh bien, ce n'est pas écrit dans les journaux, mais c’est écrit sur les murs, la façon dont ce pays est divisé. Alors, les grues se déplacent dans le ciel pour essayer d’assommer cette ville, mais les taches sur la patrie ne peuvent jamais être nettoyées dans ce pays, qui est malade, triste et confus. »

« Les munitions ont été distribuées, et les seigneurs ont été priés, mais les guerres dans les télévisions ne seront jamais expliquées. Tous les banquiers commencent à suer sous leurs cols blancs, au moment où la livre dans nos poches se transforme en dollar. C'est le 51e état des États-Unis. »