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samedi 13 octobre 2012

Quand la musique répare


Ça fait longtemps que j’ai le goût de vous offrir ma traduction libre de « Fix You » de Coldplay. Les paroles sont tout simplement trop fortes. La musique est elle aussi assez puissante.

"Lorsque tu donnes le meilleur de toi-même, mais que tu ne réussis pas. Lorsque tu obtiens ce que tu veux, mais pas ce dont tu as besoin. Lorsque tu te sens épuisé, mais que tu ne trouves pas le sommeil. Que tu recules au lien d’avancer.

Lorsque les larmes viennent ruisseler le long de ton visage. Lorsque tu perds quelque chose que tu ne peux remplacer. Lorsque tu aimes quelqu'un, mais que tout s’emmêle. Est-ce que ça pourrait être pire ?

Les lumières te guideront jusqu'à la maison. Et enflammeront tes os. Et j'essaierai de te réparer."




mardi 17 juillet 2012

Passage au salon


J’étais au salon funéraire hier (une tante de mon amoureuse). Il n’y avait pas vraiment de musique d’ambiance. Du moins, je ne l’entendais pas. C’était plein de monde. Du monde triste pour leur perte, mais heureux de croiser un membre de la famille qu’on n’a pas vu depuis longtemps.  Tout le monde était à quatre épingles malgré la chaleur. Les petits enfants avaient même préparé de derniers bricolages pour leur mamie d’amour. Quand ils les ont déposés dans le cercueil, c’était émouvant à s’arracher le cœur.

Quelle musique fait-on jouer dans un salon funéraire? Du classique? De la musique zen qu’on fait jouer dans les spas?  Pour ma part, j’aimerais qu’on fasse jouer ma compilation préférée. (ma compil relaxe, pas celle pour mon jogging) J’aimerais qu’à l’écoute de la musique, les gens me reconnaissent. Aujourd’hui, ça serait certainement Coldplay.





mardi 22 mai 2012

Du soleil, du vin et ma soeur.


Ma sœur était de passage à Montréal avec son amoureux. Une petite marche dans le quartier et un petit vins et fromages sur mon balcon ont comblé son après-midi. Le soleil, le bon vin et la famille sont les ingrédients avec lesquels on fabrique le bouquet du bonheur.

Entre le travail, les amis, les amours, la famille et les autres implications, on ne trouve pas beaucoup de temps pour la famille. Chaque année, je réalise à quel point le temps doux multiplie les rencontres, les rapprochements et les bouteilles de vin. L’hiver génère malheureusement une rareté de toutes ces bonnes choses.

J’ai déjà hâte à notre prochaine rencontre. Elle sera certainement plus rapprochée que la dernière, car la saison des frères et sœurs est officiellement arrivée. 



lundi 14 mai 2012

Déjà 100 textes


C’est ma centième publication sur ce blogue ! So far so good ! Mon but est d’écrire un texte par jour pendant une année complète. Je réaliserai donc mon défi la veille de mon 42e anniversaire de naissance, le 6 février 2013. Pourquoi je m’impose une telle discipline ? Pour mon 100e texte, je vais tenter de donner une explication.

Après avoir tourné la page sur mon implication politique, j’ai passé près d’une année à l’extérieur de tous les réseaux sociaux. Ce moment était important car je voulais faire une réelle distinction entre le porte-parole que j’étais et le citoyen que je suis. Aujourd’hui, je parle de choses tantôt anodines et tantôt anecdotiques. Il est important pour moi de bien établir le genre d’observateur que je suis maintenant. Fixer clairement que je ne ressens nullement le besoin de me relancer dans une arène où pour moi les vertiges sont aussi grands que les enjeux.

Donc, depuis le 7 février dernier, « j’écoute la musique, je fais tourner mes disques. Je m’enferme du monde extérieur jusqu’à ce que l’inspiration me vienne. Peu importe ce qui se passe sur terre, je sens mon cœur battre au rythme de ma chanson préférée. Je ferme mes yeux en écoutant la musique. Je ne veux pas voir tomber une autre génération.  Peut-être que je me réfugie dans le noir, peut-être que je suis à genoux, peut-être que je suis dans l'intervalle entre deux trapèzes, mais mon cœur bat et mon pouls s'accélère et des cathédrales s’érigent dans mon cœur. »


lundi 9 avril 2012

Ressemblance


À l’ère des reprises et de l’échantillonnage, il n’est pas rare d’entendre des airs connus à l’intérieur de chansons nouvellement lancées. Je vous en ai déjà parlé. J’y reviendrai d’ailleurs avec d’autres reprises étonnantes.

Au-delà de ce phénomène, certains airs me font penser à d’autres. C’est comme si certaines chansons étaient tout simplement des pastiches. Quand Lady Gaga nous propose Born This Way, tout le monde pense à Express Yourself de Madonna. Quand Tears for Fears nous fait jouer « Sowing The Seeds Of Love », la chanson «I Am The Walrus» des Beatles nous passe immanquablement par la tête. Il ne s’agit pas de reprise, ni même d’emprunt. C’est tout simplement semblable, que ce soit voulu ou non.

Je reviendrai de temps en temps vous proposer des chansons ou des bouts de chansons qui se ressemblent. J’ajoute donc le mot «Ressemblance » à ma liste de thèmes récurrents. Aujourd’hui, je vous propose d’écouter les premières secondes des chansons Yellow de Coldplay et Comme une étoile de Kaïn. C’est assez facile de constater que les deux chansons démarrent de la même façon.



vendredi 23 mars 2012

Les secondaires sont dans la rue


Ma fille, qui est en deuxième secondaire, était en grève hier. Une semaine auparavant, elle avait assisté à son assemblée générale étudiante et avait voté en faveur d’une journée de débrayage le 22 mars. Les journaux ont parlé de ce vote. Je lève mon chapeau aux élèves qui ont organisé cette assemblée.  Je tiens aussi à féliciter l’équipe-école qui a supervisé la démarche des jeunes sans mépris ni paternalisme.

Quand ma fille est arrivée à la maison avec son carré rouge, j’ai presque versé une larme tellement j’étais fier. Je lui ai cependant dit : « Un vote c’est bien, mais une action c’est encore mieux. »  Elle comprenait qu’elle ne venait pas de se voter une journée de congé. Hier, elle s’est donc réveillée à 5 heures du matin avec des amis venus couchés à la maison (raison pratique, car j’habite à un coin de rue de l’école) et est partie pour l’école dès 6h pour faire du piquetage et aviser les gens qu’il n’y aurait pas de cours.  Ils étaient plus d’une 150 à piqueter. Ils chantaient « Charest tu es foutu, les secondaires sont dans la rue ».

Par la suite, les jeunes se sont déplacés ensemble au centre-ville pour venir grossir les rangs des manifestants. J’y étais aussi et malgré les problèmes de communication, nous nous sommes retrouvés et avons marché un bout ensemble. C’était une journée magnifique.



Je ne veux pas lancer un grand débat sur l’école publique ou privée, mais ce genre de journée, que je considère comme formatrice, est difficilement réalisable dans une école où les droits de scolarité sont plus élevés qu’à l’université et où la logique financière est à la base d’une certaine sélection.  De mon côté, je suis convaincu que les échanges que j’ai eus avec ma plus vieille sur les enjeux sociaux relatifs aux choix que nous faisons comme collectivité ont ajouté de la perspective aux études qu’elle entreprend avec sérieux. Bravo ma championne, je suis fier de toi !

Une petite chanson juste pour toi, pas n’importe quelle, la plus écoutée de ton iPod…