Ça fait longtemps que j’ai le goût de vous offrir ma
traduction libre de « Fix You » de Coldplay. Les paroles sont tout
simplement trop fortes. La musique est elle aussi assez puissante.
"Lorsque tu donnes le meilleur de toi-même, mais que tu ne
réussis pas. Lorsque tu obtiens ce que tu veux, mais pas ce dont tu as besoin. Lorsque
tu te sens épuisé, mais que tu ne trouves pas le sommeil. Que tu recules au
lien d’avancer.
Lorsque les larmes viennent ruisseler le long de ton visage. Lorsque tu perds
quelque chose que tu ne peux remplacer. Lorsque tu aimes quelqu'un, mais que
tout s’emmêle. Est-ce que ça pourrait être pire ?
Les lumières te guideront jusqu'à la maison. Et enflammeront tes os. Et
j'essaierai de te réparer."
J’étais au salon funéraire hier (une tante de mon
amoureuse). Il n’y avait pas vraiment de musique d’ambiance. Du moins, je ne l’entendais
pas. C’était plein de monde. Du monde triste pour leur perte, mais heureux de
croiser un membre de la famille qu’on n’a pas vu depuis longtemps. Tout le monde était à quatre épingles malgré
la chaleur. Les petits enfants avaient même préparé de derniers bricolages pour
leur mamie d’amour. Quand ils les ont déposés dans le cercueil, c’était
émouvant à s’arracher le cœur.
Quelle musique fait-on jouer dans un salon funéraire? Du
classique? De la musique zen qu’on fait jouer dans les spas? Pour ma part, j’aimerais qu’on fasse jouer ma
compilation préférée. (ma compil relaxe, pas celle pour mon jogging) J’aimerais
qu’à l’écoute de la musique, les gens me reconnaissent. Aujourd’hui, ça serait certainement
Coldplay.
Ma sœur était de passage à Montréal avec son amoureux. Une
petite marche dans le quartier et un petit vins et fromages sur mon balcon ont
comblé son après-midi. Le soleil, le bon vin et la famille sont les
ingrédients avec lesquels on fabrique le bouquet du bonheur.
Entre le travail, les amis, les amours, la famille et les
autres implications, on ne trouve pas beaucoup de temps pour la famille. Chaque
année, je réalise à quel point le temps doux multiplie les rencontres, les
rapprochements et les bouteilles de vin. L’hiver génère malheureusement une rareté
de toutes ces bonnes choses.
J’ai déjà hâte à notre prochaine rencontre. Elle sera
certainement plus rapprochée que la dernière, car la saison des frères et sœurs
est officiellement arrivée.
C’est ma centième publication sur ce blogue ! So far so good
! Mon but est d’écrire un texte par jour pendant une année complète. Je
réaliserai donc mon défi la veille de mon 42e anniversaire de
naissance, le 6 février 2013. Pourquoi je m’impose une telle discipline ? Pour
mon 100e texte, je vais tenter de donner une explication.
Après avoir tourné la page sur mon implication politique,
j’ai passé près d’une année à l’extérieur de tous les réseaux sociaux. Ce
moment était important car je voulais faire une réelle distinction entre le
porte-parole que j’étais et le citoyen que je suis. Aujourd’hui, je parle de
choses tantôt anodines et tantôt anecdotiques. Il est important pour moi de
bien établir le genre d’observateur que je suis maintenant. Fixer clairement que
je ne ressens nullement le besoin de me relancer dans une arène où pour moi les
vertiges sont aussi grands que les enjeux.
Donc, depuis le 7 février dernier, « j’écoute la
musique, je fais tourner mes disques. Je m’enferme du monde extérieur jusqu’à ce
que l’inspiration me vienne. Peu importe ce qui se passe sur terre, je sens mon
cœur battre au rythme de ma chanson préférée. Je ferme mes yeux en écoutant la
musique. Je ne veux pas voir tomber une autre génération. Peut-être que je
me réfugie dans le noir, peut-être que je suis à genoux, peut-être que je suis
dans l'intervalle entre deux trapèzes, mais mon cœur bat et mon pouls
s'accélère et des cathédrales s’érigent dans mon cœur. »
À l’ère des reprises et de l’échantillonnage, il n’est pas
rare d’entendre des airs connus à l’intérieur de chansons nouvellement lancées.
Je
vous en ai déjà parlé. J’y reviendrai d’ailleurs avec d’autres reprises
étonnantes.
Au-delà de ce phénomène, certains airs me font penser à
d’autres. C’est comme si certaines chansons étaient tout simplement des pastiches. Quand Lady Gaga nous propose Born This Way, tout le
monde pense à Express
Yourself de Madonna.
Quand Tears for Fears
nous fait jouer « Sowing
The Seeds Of Love », la chanson «I Am The Walrus» des Beatles nous passe immanquablement
par la tête. Il ne s’agit pas de reprise, ni même d’emprunt. C’est tout simplement
semblable, que ce soit voulu ou non.
Je reviendrai de temps en temps vous proposer des chansons ou des bouts de chansons qui se ressemblent. J’ajoute donc le mot «Ressemblance »
à ma liste de thèmes récurrents. Aujourd’hui, je vous propose d’écouter les
premières secondes des chansons Yellow de Coldplay et Comme une étoile de Kaïn. C’est assez facile de constater
que les deux chansons démarrent de la même façon.
Ma fille, qui est en deuxième secondaire, était en grève
hier. Une semaine auparavant, elle avait assisté à son assemblée générale
étudiante et avait voté en faveur d’une journée de débrayage le 22 mars. Les
journaux ont parlé de ce vote. Je lève mon chapeau aux élèves qui ont
organisé cette assemblée. Je tiens aussi
à féliciter l’équipe-école qui a supervisé la démarche des jeunes sans mépris
ni paternalisme.
Quand ma fille est arrivée à la maison avec son carré rouge,
j’ai presque versé une larme tellement j’étais fier. Je lui ai cependant dit :
« Un vote c’est bien, mais une action c’est encore mieux. » Elle comprenait qu’elle ne venait pas de se
voter une journée de congé. Hier, elle s’est donc réveillée à 5 heures du matin
avec des amis venus couchés à la maison (raison pratique, car j’habite à un
coin de rue de l’école) et est partie pour l’école dès 6h pour faire du
piquetage et aviser les gens qu’il n’y aurait pas de cours. Ils étaient plus d’une 150 à piqueter. Ils
chantaient « Charest tu es foutu, les secondaires sont dans la rue ».
Par la suite, les jeunes se sont déplacés ensemble au
centre-ville pour venir grossir les rangs des manifestants. J’y étais aussi et
malgré les problèmes de communication, nous nous sommes retrouvés et avons marché
un bout ensemble. C’était une journée magnifique.
Je ne veux pas lancer un grand débat sur l’école publique ou
privée, mais ce genre
de journée, que je considère comme formatrice, est difficilement réalisable
dans une école où les droits de scolarité sont plus élevés qu’à l’université et
où la logique financière est à la base d’une certaine sélection. De mon côté, je suis convaincu que les
échanges que j’ai eus avec ma plus vieille sur les enjeux sociaux relatifs aux
choix que nous faisons comme collectivité ont ajouté de la perspective aux
études qu’elle entreprend avec sérieux. Bravo ma championne, je suis fier de
toi !
Une petite chanson juste pour toi, pas n’importe quelle, la
plus écoutée de ton iPod…