On passait nos étés à jouer au kickball dans la cour, les
nuits on y faisait du camping. On s’arrosait dans le parking, on construisait
des cabanes dans le petit bois. Les jours de pluie, on faisait des cascades
dans la cage d’escalier. On était toujours une demi-douzaine d’enfants dans tous
les projets sans compter la visite des autres jeunes en garde partagée. On était
les rois du bloc appartement.
Autour de nous y’avait le petit Paty et son père violent, la
famille Coulombe et leur chicanes de couple, la barmaid sexy, les Témoins de Jéhovah,
le facteur alcoolique et la fille du dépanneur. Une jeunesse dans un bloc de 15
logements, ça génère d’innombrables souvenirs. Ils me sont remontés en mémoire
quand j’ai écouté « Les vieux chums » de Jonathan Painchaud.
C’est la fête de Pauline Marois
aujourd’hui. Bonne fête Madame Marois
!!!
Il y a trois ans, pour ses 60 ans, les gens proches d’elle
avaient eu la bonne idée de lui offrir un iPod avec 60 chansons offertes par 60
personnes différentes. Comme président
du Parti
Québécois et supporteur
inconditionnel de cette grande dame, j’étais du nombre des offreurs de
musique.
Je n’ai pas offert une chanson comme Femme de rêve, ou encore Femme libérée. J’y ai pensé trop longtemps j’imagine et j’ai
finalement opté pour Qu’on se lève de
Jonathan Painchaud.
Pauvre Pauline, même le jour de sa fête, plutôt de lui dire de prendre du temps
pour elle et sa famille, je lui envoyais la liste de tout ce qu’il restait à
faire pour prendre « l’avenir entre nos mains ». Et la liste est longue.
« Le climat,
l'environnement, la guerre, la course aux armements
La pauvreté, l'Moyen-Orient, l'extrême droite au parlement
La porno, la prostitution, le crystal meth, la religion
L'économie, la récession , les financières institutions
Le trafic, le décrochage, l'anglais comme langue d'affichage
Les coupes à blanc, le salissage, les gangs de rues, le profilage
La santé, la C difficile, la pollution, l'état des villes
La peur, le crime, l'argent facile, la délinquance juvénile
Qu'on
se lève
Pour que ça change enfin
Qu'on se lève
Qu'on prenne l'avenir entre nos mains
L'intolérance, le racisme, le désaveu, l'obscurantisme
L'ignorance, le fascisme, la dépendance et l'alcoolisme
Le fast food, le cancer, le réchauffement planétaire
Le futile, le précaire, l'Iran, la bombe nucléaire
On vend forêts et rivières, on ferme les usines
Pour rembourser ceux qu'on perd au profit de la Chine
Fini le temps de dire que ceux d'avant ont fait le pire
Il faut se dépêcher d'agir, on a le monde à reconstruire »
Quand j’étais ado, je connaissais par cœur toutes les
répliques d’Elvis Gratton
et de Slap Shot (la
version traduite en Québécois bien sûr). Je passais des soirées entières à
écouter ces deux œuvres cultes, avec, comme musique de fond, un peu de Plume Latraverse. Une
adolescence assez typique quand on y pense.
Je comprends que Slap Shot a fait des petits et qu’un autre
film sur le folklore des combats et de la violence au hockey sera dans nos
salles en cette fin de semaine des Oscars.
Il s’agit du film Goon :
Dur à cuire. Ne me cherchez pas, je n’y serai pas.
Ne vous méprenez pas, je suis un amateur de hockey. Je me lève même de mon fauteuil quand surgit un
combat, mais je signerais n’importe quelle pétition demandant la fin des
bagarres dans ce sport que j’aime tant.
Pour ce qui est de la musique, ce film doit inévitablement
faire penser à Jonathan Roy.
Ce dernier étant certainement plus connu pour ses coups que ses hits.
Pour ma part, la chanson de Jonathan Painchaud, Le
goon, m’est tout de suite venu en tête. Joe y chante justement l’histoire
d’un bagarreur du semi-pro.