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jeudi 10 janvier 2013

Je déteste l’avion


Bon bon bon. Ma sœur veut fêter ses 40 ans à Paris… J’aime bien m’évader pour aller découvrir les villes du monde. Y’a juste un petit problème; je déteste prendre l’avion. En fait, j’ai peur en avion. Je suis incapable de fermer mes yeux, car je ressens automatiquement les moindres vibrations de l’appareil. Je vous jure, si je ne panique pas à chaque petite turbulence, c’est qu’une partie de moi vit bien avec le fait que je doive mourir un jour. D’ailleurs, avant chaque voyage, je m’assure d’embrasser mes enfants et de leur dire que je les aime. On ne sait jamais.

Mon goût pour les voyages me ramène ainsi régulièrement dans les villes comme New York, Boston et Québec, car je peux m’y rendre en voiture. Vous croyez que j’ai plus de chance de me tuer en auto qu’en avion. Oh que non, car contrairement à l’avion, c’est moi qui conduis la voiture.



mardi 21 août 2012

Les candidats de l'ombre


Si vous voulez que tous les électeurs puissent choisir votre formation politique, vous devez présenter 125 candidats (un par circonscription électorale). Il vous en faudra 63 d’entre eux qui se fassent élire pour que vous puissiez constituer un gouvernement majoritaire. De ce nombre, seulement une vingtaine deviendront ministres. Comme dans bien des choses, c’est la force du nombre qui permet à quelques-uns de briller.

Vous avez donc besoin de ces candidats de l’ombre. Ceux qui se présentent dans des circonscriptions perdues, mais aussi ceux qui se deviendront député sachant qu’un porte-feuille n’est pas à portée de main. C’est grâce à eux que vos vedettes quitteront leur salon pour venir s’exprimer dans celui qui est tout bleu à Québec.

Nous étions à la recherche de ce genre de joueur pour combler les places encore vacantes. On m’a alors demandé quels profils je recherchais. Ma réponse fut la suivante : « Je cherche des désiseux, des semeux, des gros laboureux. Je cherche des guerriers fiers même la tête baissée. Des déjoueurs de menterie, des aideurs de mal pris… Heille! Ma gang de malades, vous êtes donc où? » Tout le monde s'est alors mit à rire. Un coup la rigolade terminée, nous savions tous que ce type de candidats était plus difficile à trouver que nos vedettes.


dimanche 24 juin 2012

Maître chez nous, Québécois partout


En 2001, Daniel Boucher, un jeune artiste de la relève avait été choisi pour composer le poème de la fête nationale. Une enseignante s’est alors indignée de la qualité du français utilisé dans ce poème (devenu chanson). Il n’en fallait pas plus pour que les médias donnent un baiser de bienvenue à ce jeune artiste engagé. Un avertissement sévère (pour ne pas dire une mise en demeure) à toute la relève artistique et leurs intentions de prendre position dans le débat national. Pauvre Daniel, il a alors compris dans quel monde de fou les politiciens passent leurs semaines.

Sur mon iPod, la toune de Boucher débute ainsi: « On a une nouvelle chanson pour vous autres. Vous en avez peut-être entendu parler cette semaine. Une chanson sur le contrôle de sa vie, l’ouverture au monde et l’amour entre les humains. OK. J’avais hâte qu’on vous la fasse parce que la semaine a été longue. Je suis content que vous soyez là, vous allez être les premiers à l’entendre. Ça s’appelle Chez nous. » Tout est dit.

Il n’en demeure pas moins que sa chanson exprime bien le nationalisme québécois actuel. Une identité québécoise qui est à la fois enracinée dans l’histoire d’ici et propulsée sur l’échiquier planétaire. Une volonté d’être à la fois maître chez-nous et Québécois partout.