mardi 28 août 2012

Les prédictions


Un des moments les plus loufoques de la campagne électorale est certainement celui où nos grands analystes se transformeront en Jojo Savard pour nous donner leurs prédictions sur les résultats du scrutin. Aidé par les plus récents sondages ainsi que les multiples analyses qui font des projections comté par compté, région par région, nos sérieux journalistes iront de leurs prédictions les plus plates.

Étant moi-même analyste politique à V le midi, je ne suis pas en reste et tente de vous offrir le fruit de mes plus récentes réflexions. Je dois dire que je possède une arme que les autres n'ont pas pour prédire l'avenir. En effet, Nostradapod demeure un engin de prédiction dévastateur. Il faut simplement interpréter correctement son message. J'ai donc posé la question suivante à mon iPod "Qui gagne les élections québécoises du 4 septembre 2012?" Sa réponse fut Breed de Nirvana.

La chanson commence avec Cobain qui nous dit "I don't care. I don't care. I don't care. I don't care." Mon iPod me dit-il qu'il ne s'intéresse pas à la politique? Et s'il me disait que les abstentionnistes seront encore les plus nombreux cette année. Ma prédiction est donc la suivante; l’indifférence terminera première. J'espère que j'interprète mal.


lundi 27 août 2012

Le vote par anticipation.


Je me souviens d’un temps où le vote par anticipation n’était possible que pour les organisateurs politiques et les gens qui faisaient la preuve qu’ils ne pourraient pas voter le jour du scrutin. De nos jours, les choses ont bien changé et les organisations politiques mettent tout en œuvre pour atteindre un haut niveau de participation une semaine avant la fin de la campagne.

Ainsi, les deux jours de vote par anticipation sont comme une répétition avant le jour J. (une générale avant la générale) L’organisation du comité électoral fait un rodage de son organisation. Les téléphonistes, les accompagnateurs, les voituriers, les scrutateurs, les runners et tous les autres vont se mettre à l’œuvre. Le DOC (directeur de l’organisation de campagne) prendra des notes de ce qui va et ce qui ne va pas. Tout devra être réglé pour le grand jour.

Après les deux jours, on regarde le pourcentage de gens qui sont allés voter. Ceci nous donne une bonne idée de ce qui se passera le jour du vote. On ajuste alors nos stratégies de pointage pour nous assurer de sortir correctement le vote et finir avec une victoire. 

Je suis allé voter, et vous ?






dimanche 26 août 2012

Celle qui vous accompagne


Il y a quelques jours, une de mes lectrices assidues (ma mère) me disait qu’elle attendait avec impatience mon carnet de campagne sur la réalité des conjointes des candidats. J’étais à préparer mon papier quand mes yeux se sont arrêtés sur une nouvelle qui mettait en vedette la conjointe du premier ministre, notre Michou nationale (toujours aussi belle après neuf longues années). Cette dernière avait organisé une grande réunion militante pour encourager son homme.

Il n’est pas rare de voir le conjoint ou la conjointe d’un candidat s’impliquer dans une campagne. Après tout, c’est toute la famille qui se lance en politique quand l’un d’eux décide d’y aller. Ainsi, en plus de s’occuper seule de la maison et des enfants pour 35 jours, la conjointe du candidat trouve toujours du temps pour s’impliquer dans votre campagne. Elle vous accompagne dans vos soirées un peu plus sociales. Elle passe à votre local électoral avec des biscuits et des beignes pour les militants. Toujours souriante et accessible, elle parle de votre passion à ceux et celles qui veulent en savoir un peu plus sur vous.

La nuit, quand vous passez à la maison pour y dormir quelques heures, elle vous donne des nouvelles de vos enfants. Le jour, quand vous n’êtes pas là, elle parle de vous à vos amours, histoire de faire comme si vous étiez un peu présent.  

Finalement, la femme qui vous accompagne est celle qui apporte un peu d’humanité, du moins, selon mon expérience.


samedi 25 août 2012

Le vote stratégique


Arrive toujours dans une campagne électorale où on demande aux électeurs de voter de façon stratégique. On appelle ainsi à un vote qui serait basé sur un désir de réunir les forces de contestation plutôt que de les diviser. Si cette idée de vote stratégique peut avoir une certaine logique lorsqu’on intellectualise les intentions de vote, elle passe difficilement le test de la réalité du terrain.
Premièrement, on voit rarement une lutte à trois quand on regarde comté par comté. On remarque plutôt une multiplication de courses à deux. On considère rarement le troisième joueur comme une source de division. Rien ne nous interpelle donc à voter de façon stratégique.

Deuxièmement, les électeurs ont tendance à voter dans le sens de ce qu’ils aiment plutôt que de se boucher le nez pour voter pour une formation qu’ils n’aiment pas simplement pour faire perdre un autre parti qu’ils aiment encore moins.  Cette logique du moins pire tient rarement la route.

Troisièmement, un appel au vote stratégique relève plus de votre incapacité de gagner par vos propres moyens que d’une analyse fine issue d’une politique-fiction où les électeurs sont de fins stratèges. On ne vous écoute donc pas. Vous voyez, pas besoin de Batman.



vendredi 24 août 2012

Les rassemblements partisans


Après les débats s’amorcent les grands rassemblements partisans. Vous vous demandez peut-être pourquoi réunir des centaines de personnes qui sont déjà acquises à votre cause dans une même salle. Ne serait-il pas plus efficace que ces derniers œuvrent à gagner l’élection plutôt qu’à faire la fête?

Il y a plusieurs bonnes raisons de se rassembler le temps d’une soirée. D’abord, l’essoufflement de vos troupes commence à se faire sentir après plusieurs jours de campagne. Ce type de grande soirée peut certainement donner de l’énergie aux militants qui y participent. 

Ensuite, les images de cette soirée envoient deux messages importants. Le premier s’adresse à ceux et celles qui supportent votre formation politique. Ils se réconforteront de voir la popularité et la vivacité de votre organisation. Le deuxième message est pour vos adversaires. Une soirée réussie peut intimider vos adversaires en leur faisant comprendre que vous êtes un adversaire de taille. 

Finalement, les grands rassemblements lancent le dernier droit de la campagne sur des bases positives. Ils peuvent même effacer le blues des difficiles lendemains de débats.

Au-delà de tout ça, la politique se fait encore avec des humains. Il est donc normal de se garder du temps pour se rassembler, rire, chanter et danser.